Les fresques murales découvertes ont été réalisées en 1942. Elles ont été réalisées par Paul Pruvost (1889-1969), prêtre artiste du diocèse de Lille. Membre de la commission d’art sacré, il a exercé en majeure partie à Dunkerque. Il a également a réalisé la fresque du chœur de l’église Notre-Dame-de-Lourdes, située rue au 18, rue Simone.
Pour rénover ses fresques retrouvées, la Ville a fait appel à des peintres experts en restauration. L'enduit qui les recouvre a été minutieusement dégagé. L’existant a été consolidé et les parties manquantes reconstituées dans la continuité des décors anciens.
Les mêmes matériaux qu’à l’époque on été utilisés : huile de lin, essence de térébenthine, pigments naturels et huiles fines d’artistes avant vernissage.
Les deux fresques ont pour thématique Marie-Madeleine, en référence au nom de l’église et à celui de la ville.
Sur la fresque de gauche : Marie-Madeleine lavant les pieds de Jésus-Christ. Elle est représentée avec une auréole, montrant qu’elle n’est plus une pécheresse mais qu’elle est désormais convertie. Le texte en latin parle de rémission des péchés et de l’amour inconditionnel de Jésus-Christ "Beaucoup de péchés lui sont remis, car elle a beaucoup aimé".
Sur la fresque de droite, Jésus apparait en arrière-plan, prêchant à un groupe d’hommes. Au premier plan, un groupe de femmes effectuent des travaux domestiques. Parmi elles, Marie-Madeleine, reconnaissable par son auréole porte une jarre. Libérée de ses démons par Jésus-Christ, elle le suivait partout en Galilée et faisait partie d’un groupe de femmes qui le servait lui et ses apôtres.
Le texte en latin parle de Marie-Madeleine et des femmes qui servaient Jésus-Christ "Marie, surnommée Madeleine, et plusieurs autres qui l’assistaient de leurs biens".